This topic has been one of enduring interest to me ever since I first came across the documentary material relating to the foundation of the Virginia colony in 1607 and the spectacular quarrels that led to the breakdown and dissolution of the Virginia Company of London in 1624. The voluminous material available to me as a postgraduate in the works of Susan Kingsbury, Wesley Frank Craven and others has since then been supplemented by the publication of the Ferrar Papers held in Magdalene College, Cambridge's library and the discovery of a large number of smaller archive deposits in the United Kingdom. The protagonists in these quarrels - Sir Edwin Sandys, the Ferrar brothers and their supporters on one side and the 2nd Earl of Warwick, Sir Nathaniel Rich and their allies on the other - produced completely cóntradictory accounts of the issues at stake. But one feature of the historiography has been a highly puzzling feature to me, namely the belief amongst almost all colonial historians that Sandys and his allies were trustworthy guides to the causes, course and outcome of these spectacular disputes. They are usually depicted as quasi-heroic figures battling devious and unscrupulous enemies. In my personal opinion, this assessment is incorrect: the Sandys group were incompetent managers of the colonial enterprise and primarily responsible for the sufferings of the English settlers in Virginia and, given their opponents' possession of their correspondence, unable to reply to the charges levied against them. The arguments on both sides need serious reappraisal and a radically revised account of the fall óf the Virginia Company.
Ce sujet m'a toujours passionné depuis que j'ai découvert les documents relatifs à la fondation de la colonie de Virginie en 1607 et aux querelles spectaculaires qui ont conduit à la dissolution de la Compagnie de Virginie de Londres en 1624. Les volumineuses sources auxquelles j'ai eu accès durant mes études supérieures, notamment les travaux de Susan Kingsbury, Wesley Frank Craven et d'autres, ont été enrichies par la publication des Ferrar Papers, conservés à la bibliothèque du Magdalene College de Cambridge, et par la découverte de nombreux fonds d'archives plus modestes au Royaume-Uni. Les protagonistes de ces querelles – Sir Edwin Sandys, les frères Ferrar et leurs partisans d'un côté, et le 2e comte de Warwick, Sir Nathaniel Rich et leurs alliés de l'autre – ont livré des versions totalement contradictoires des enjeux. Un aspect de l'historiographie m'a toujours paru très déconcertant : la conviction, partagée par la quasi-totalité des historiens de la colonie, que Sandys et ses alliés étaient des guides fiables quant aux causes, au déroulement et à l'issue de ces conflits retentissants. Ils sont généralement dépeints comme des figures quasi héroïques luttant contre des ennemis fourbes et sans scrupules. À mon sens, cette appréciation est erronée : le groupe de Sandys était un gestionnaire incompétent de l'entreprise coloniale et le principal responsable des souffrances des colons anglais en Virginie. De plus, leurs adversaires ayant eu accès à leur correspondance, ils furent incapables de répondre aux accusations portées contre eux. Les arguments des deux camps méritent un réexamen approfondi, ainsi qu'une refonte radicale du récit de la chute de la Compagnie de Virginie. Translation results available
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